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Souffre-Douleur

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Message posté : Lun 18 Juin 2018 - 10:48 Message
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Snakr - Guerrier
Infos de base
Capitaine de la Mort Chantante

∞ Nombre de messages : 383
∞ Nombre de messages RP : 29
∞ Âge du personnage : 28 ans
∞ Caste : Guerriers
∞ Métier : Capitaine de la Mort Chantante
∞ Statut : Marié
∞ Liens rapides : Présentation
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Aptitudes et Inventaire
Défis
Fiche RPG
Feuille de personnage
Niveau de l'aptitude:
4/10  (4/10)
Niveau de renommée:
4/10  (4/10)
Description sommaire:
Roald
Juché au haut d’un rocher, Roald attendait que le soleil s’éteigne sous l’horizon. Chaque heure qu’il passait ici était une heure qu’il passerait en moins dans les suffocants souterrains de Jarda. Et une heure en moins passée auprès de mon père...
Ses yeux s’étaient fixés sur un point invisible du sobre paysage. Au loin, il pouvait voir une infime ligne démarquant l’océan. Le plus il attendait, le plus la ligne s’effaçait, comme si le ciel plongeait dans la mer...
Le froid commençait à s’endurcir alors que le vent sifflait avec de plus en plus d’entrain. Un frisson hérissa les poils du jeune garçon. Il n’en avait pas envie, mais mieux valait s’éclipser maintenant s’il ne souhaitait pas rentrer avec un nez qui coule. Il sauta a terre d’un bond agile. Ses orteils glacés crièrent de douleur lorsqu’il se mit en route. Il était resté assis là trop longtemps, ruminant et s’engouffrant aux fins fonds d’une amer mauvaise humeur. Son obstination juvénile l’emplissait d’une rage qu’il ne savait contrôler : comme son père, Roald était quelqu’un de têtu, au tempérament fougueux. Il avait croisé l’un des membres de l’équipage de son père. Celui-ci lui avait annoncé que la Mort Chantante s’était amarrée à même le jour et qu’Amalrik était sain et sauf ; pas que « sain et sauf » ait intéressé le jeune garçon qui - depuis cette annonce - s’était réfugié dans une boudeuse solitude. Enfin... il était temps de prendre refuge. Roald s’empressa de rejoindre l’une des entrées souterraines pour s’engouffrer dans l’ombre des cavernes de Snákr.
Amalrik
Le salon était humide, l’air moite ; ça sentait la moisissure. En voilà une odeur familière... Amalrik ne s’était jamais habitué à la délicate fétidité qui s’incrustait entre les parois des souterrains de Jarda. Il se forçait à l’ignorer.
Il s’affala sur le siège près du feu crépitant dans l’âtre, puis retira ses bottes avant de les jeter paresseusement dans un coin.
Soudainement, la porte d’entrée s’ouvrit, émettant un grincement déguenillé. Amalrik ne prit pas la peine de se retourner ; il pouvait déjà sentir le regard boudeur de son fils peser sur ses épaules. Le garçon n’avait pas manifesté d’enthousiasme à la revenue de son père depuis plusieurs années, ce qui n’avait fait que nourrir l’aigreur du capitaine. Ce dernier aimait penser qu’il méritait l’estime de chaque membre de sa famille, après tout il rapportait gloire et fortune au nom de Hafson ! L’ingratitude dont son fils faisait preuve ne fit qu’incendier l’humeur d’Amalrik. Enfin, il se retourna pour pointer son regard d’émeraude dans celui de Roald.
« J’ai vu ta mère. »
Dit-il d’un ton détaché. Il savait pertinemment que la nouvelle allait attirer l’attention du garçon, et il tirera probablement une sadique satisfaction à lui annoncer la triste nouvelle.
« Maman ?! Elle va bien ? Elle va nous rendre visite ? la soudaine joie qu’Amalrik percevait dans la voix de son fils le blessa davantage qu’il ne pensait.
_Non... Non, elle ne va pas nous rendre visite. l’insensibilité dans sa propre voix le surprit, Il vaut mieux qu’elle garde ses distances pendant un moment. Les tensions sont hautes à bord de la Mort Chantante, et notre... amitié n’est pas vue d’un bon oeil parmi mes hommes.
_Mais qu’est-ce que j’en ai à faire de tes hommes ? demanda Roald d’un ton défaillant.
_Ce que je fais je le fais pour toi et... son fils l’interrompit.
_Pour moi et Sigvald... tu dis toujours la même chose. De toute manière c’est ta faute. C’est toujours à cause de toi ! »
La voix du garçon se brisa légèrement. Amalrik se retourna pour regarder son fils : ses yeux étincelaient le soupçon de quelques larmes. Ne sachant comment faire face à un enfant au point de pleurer, le capitaine se retourna à nouveau afin d’éviter le visage chagriné du jeune garçon.
« Cesse de m’ennuyer, Roald. »
La voix d’Amalrik s’était faite faible, mais ferme. Toutefois, la remarque ne fit qu’intercaler l’inconfortable silence. Après quelques instants, Roald s’assit aussi loin de son père que possible, puis arracha un bout de la miche qui décorait la table à manger.
« D’ailleurs Roald, où est Alda ? L’absence de sa femme-écume ne l’avait pas frappé jusqu’à présent.
_Je ne sais pas. Je ne l’ai pas vue depuis ce matin. » répondit Roald avec indifférence.
En voilà une famille merveilleuse... se dit Amalrik avec sarcasme, un fils qui déteste son père, et une épouse fantôme...
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Les  vagues  ne  se  lèvent  pas  sans  la  tempête.

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Message posté : Lun 18 Juin 2018 - 15:16 Message
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Snakr - Esclave
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∞ Nombre de messages : 16
∞ Nombre de messages RP : 1
∞ Âge du personnage : 23 ans
∞ Caste : Esclaves
∞ Métier : Ancienne chasseuse
∞ Statut : Mariée
∞ Liens rapides : Présentation
Fiche RPG
Feuille de personnage
Niveau de l'aptitude:
3/10  (3/10)
Niveau de renommée:
2/10  (2/10)
Description sommaire:
❝ I am tired of not missing you . ❞
- Amalrik & Alda -
Never forget what you are. The rest of the world will not. Wear it like armor, and it can never be used to hurt you.
La Mort Chantante avait amarrée au port ce matin. Pour n'importe quelle femme de marin, la nouvelle du retour de leur mari devait les emplir de joie mais pas Alda. Certes, elle était soulagée que son mari soit sain et sauf mais ça s'arrêtait là. Elle ne ressentait aucune émotion à ce retour. Au contraire, quand son mari était en mer, elle avait la paix. Certes, elle vivait toujours avec les fils de celui-ci et se chargeait de veiller à leur éducation et à leur bien-être mais la cohabitation était plus facile, le fils aîné l'ignorait et le second était plus avenant. Lorsque Amalrik était présent, elle n'était pas à l'aise, elle était tendue, sur le qui-vive et ce depuis qu'il l'avait achetée quelques années plus tôt. Alda savait parfaitement qu'elle n'avait été achetée que pour l'image de Amalrik. Avoir une femme-épouse était bien vu sur leur île. C'était ainsi, mais elle aurait pu tomber beaucoup plus mal.

Aussi, Alda retarda au maximum son retour à la maison. Et puis, en tout honnêteté, elle supposait aisément qu'elle n'avait pas beaucoup manqué à Amalrik pendant son absence. Elle passa un long moment assise à observer l'océan, rêvant encore une fois à sa vie d'avant, celle qu'elle avait oublié. Elle s'imaginait une autre vie, ailleurs avec, peut être, une famille qui l'attendait quelque part. Elle aimait tant ces moments seule, en plein air, à scruter l'océan. Alda supportait difficilement leur habitation humide dans les souterrains, dont l'odeur de renfermée était parfois à la limite du supportable. Elle essayait de rendre leur habitation la plus agréable possible, n'hésitant pas à y ramener des fleurs quitte à s'attirer les moqueries des deux jeunes garçons. Leur maison était toujours propre, elle y veillait mais elle n'était jamais parvenue à chasser cette odeur d'humidité.

A son retour au village, elle flâna dans les petites échoppes, cherchant de quoi satisfaire son mari et lui rendre plus plaisant son retour. Elle tomba sur un chasseur et lui acheta une belle pièce de viande. Après un voyage en mer, Amalrik serait surement content de manger de la viande fraiche e cuisinée. Elle en profita également pour acheter du pain frais, du vin et quelques légumes pour accompagner la viande. Elle acheta également deux figues dont elle savait Sigvald friand.

Rien ne servait de s'attirer davantage les foudres de son mari en prolongeant son absence. Le vent se levait et le soleil se couchait, l'heure du repas approchait et il lui faudrait un peu de temps pour préparer et cuire la viande. Elle prit donc le chemin des souterrains, sentant son ventre se contracter davantage à chaque pas. Alda poussa la porte avec appréhension, tenant dans ses mains ses victuailles.
Le regard de la jeune femme se posa aussitôt sur Roald. Il était d'une humeur boudeuse, cela se voyait à son attitude et à son regard noir. Elle lui adressa un petit sourire poli, espérant toujours conquérir un peu ce jeune garçon. Elle ne voulait pas prendre la place de leur mère, loin de là, mais elle espérait tant qu'ils l'acceptent auprès d'eux. Ce serait tellement plus facile ainsi mais le chemin pour y parvenir était long, voir même peut-être impossible...

Puis, son regard se posa un peu plus loin, sur son mari. Il était assis dans le fauteuil, près du feu. Alda posa ses victuailles sur la table et dit d'une voix fébrile mais avenante et où ne transparaissait aucune émotion.

    "Bonjour Amalrik. Ton voyage s'est-il bien passé ?"
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Alda Hafdóttir —

I don't want to survive. I want to live. × code by lizzou.



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