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La comptine des bois (thyra)

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Message posté : Jeu 10 Mai 2018 - 20:41 Message
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Bjorn - Guerrier
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Chef de l'Herr & poulet géant

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∞ Âge du personnage : 41 ans
∞ Caste : Guerriers
∞ Métier : chef de l'Herr
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∞ Liens rapides : Présentation
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Aptitudes et inventaire
Défis
Fiche RPG
Feuille de personnage
Niveau de l'aptitude:
7/10  (7/10)
Niveau de renommée:
6/10  (6/10)
Description sommaire:
La comptine des bois


L’éveil de la nature se fait dans un éclatement de sons et d’odeurs propres à la forêt, ces bois encore sauvages que la main architecte des Bjǫrnson a jusqu’à présent épargnés. Assourdi par les pépiements des volatiles et le sifflement de la brise dans la verdure, Sigfred observe avec attention la petite clairière dans laquelle on l’a mené après son arrivée à Auga. Déjà éloigné de la ville, il se sent comme aux portes d’un monde tout autre, sauvage, enchanteur mais dangereux, loin du quotidien pressé des hommes et regorgeant de ses secrets et de ses trésors. Là, l’herbe piétinée, le vert mourant dans un jaune fugace, attire son attention tandis que son guide, un habitant du bourg, s’éclipse de cet endroit, peu à l’aise à l’idée de rencontrer une bête ou… un fantôme. Car si la chasse au monstre peut être à la portée de tous – ou pas à vrai dire – il s’agissait ici, au-delà de la simple poursuite, de retrouver la trace d’une enfant qui s’était échouée pour disparaître dans l’abime de la forêt. Avalée par la nature ou simplement égarée quelque part, voilà qui justifiait aisément la présence de Sigfred en pareil endroit.

La disparition d’Aisling remontait à trois jours, une éternité quand il s’agit de survivre dans un lieu hostile et inconnu, surtout quand on est un enfant. Le guerrier est paré au pire cela dit, songeant qu’il y a plus de chances de retrouver son cadavre dévoré ou noyé dans une rivière plutôt qu’en bonne santé. Il ne croit pas aux miracles, le chef de l’Herr, mais il comprend que les parents de la gamine s’accrochent à la moindre lueur d’espoir… Sans doutes serait-il dans le même état si c’était de sa propre fille dont il s’agissait. En attendant, il se trouve dans le dernier endroit où elle a été aperçue, jouant avec d’autres enfants pendant sa dernière après-midi d’insouciance. On dit que deux ours gigantesques sont arrivés là, faisant fuir les enfants et que par la suite, on s’est aperçu qu’il en manquait un à l’appel… mais que croire dans le témoignage de ces jeunes têtes blondes terrorisées ? Relevant ses yeux ambrés sur le décor presque idyllique qui se présente à lui, Sigfred se demande ce qui a bien pu attirer deux ours ici… Ces bestioles ne sont certes pas à déranger, mais ces goulus mangeurs de miel ne s’attaquent à l’homme que s’ils se sentent menacés, non ?

Cette histoire est étrange, songe-t-il en se redressant pour parcourir d’un pas prudent la clairière en espérant trouver des traces plus probantes qui pourraient le mettre sur une quelconque piste. Il n’est pas chasseur, n’a pas les talents d’un pisteur, néanmoins si ces bêtes sont à ce point énormes, leurs traces ne devraient pas être trop difficiles à retrouver. Et si ces ours sont aussi dangereux qu’on le prétend, alors mieux vaut être un guerrier qu’un chasseur. A bien fureter pendant les minutes qui suivent, il parvient à repérer des empruntes plutôt probantes à l’opposé de l’endroit dégagé. La zone y est plus humide, la faute sans doutes à une végétation un peu plus dense et qui sait, la présence d’un cours d’eau non loin de là. Alors qu’il s’accroupit avec une mine critique fixée sur son visage balafré, il se rend compte de la taille impressionnante des pattes de l’engin qui a trainé dans le coin. Comment a-t-on pu laisser s’installer une chose pareille aussi près de la petite ville ?! Secouant doucement la tête, il hésite un instant entre trouver des empruntes humaines ou suivre la voie qui vient de s’ouvrir avec celles qu’il vient présentement de relever, mais il n’est pas dupe, il pourrait aisément se tromper dans sa recherche de la fille alors que localiser ces deux ours impressionnants est devenu bien plus important. Et bien que le danger soit élevé, il est plus que probable qu’il parvienne à les retrouver en restant seul plutôt qu’en rameutant la moitié du village à ses trousses. Trouver les bêtes, évaluer la situation et décider ensuite du besoin éventuel de renfort.

Voilà un sacré programme auquel il se plie en reprenant la route, s’enfonçant alors à travers la forêt dans le silence le plus complet, attentif aux bruits suspects qui pourraient s’élever de l’ambiance sonore qui résonne tout autour de lui. Pour cette promenade champêtre, Sigfred n’a pas souhaité s’alourdir d’une armure complète aussi n’est-ce que des parties de mailles et de cuir qu’il traverse la forêt, fourreau d’épée dans son dos, se demandant pendant un fugace instant si c’est vraiment une bonne idée… Avant de hausser les épaules en songeant qu’il faudra de toute manière miser sur la rapidité et la discrétion, quoiqu’il arrive. Et en parlant de discrétion, voilà que les empruntes finissent par s’effacer dans un sol trop herbacé puis dans la mousse qui recouvre arbres et escarpements. Envolés, les ours géants. Le voilà qui fait chou blanc au beau milieu de nulle part. Une moue contrariée déforme la longue cicatrice du Bjǫrnson. Il n’avait tout de même pas cru que ce serait aussi simple… Observant les parages, il aperçoit au loin d’autres escarpements rocheux qui sillonnent la terre, offrant par-là des cachètes intéressantes pour des mastodontes. Après tout, la tanière d’un ours doit être plus simple à débusquer que celle d’un lièvre. C’est donc par là qu’il se dirige, avant d’entendre un lointain écho métallique, comme des chocs continus d’un bout de métal battant la pierre ou quelque chose de dur.

Fronçant les sourcils, le guerrier redirige son attention sur ce bruit en marchant plus doucement. Il ne sait à quel point il s’est éloigné de son point de départ mais cela l’étonnerait de s’être rapproché de la ville. Là, il s’arrête face à une large tranchée qui s’enfonce abruptement dans le sol jusque-là peu vallonné des bois, pour apercevoir en contrebas une silhouette fort occupée à prélever du minerai à la pierre apparente. L’épaule appuyée contre une souche supportant un tronc renversé en un fragile équilibre, Sigfred fronce brièvement les sourcils, et n’a guère l’occasion d’aller prévenir cette personne que l’endroit n’est pas très approprié au vu de ce qui rôde dans le coin, qu’un épais grognement retentit non loin d’eux. Tournant vivement la tête vers sa droite, c’est là qu’il aperçoit la créature. Le monstre, oui. L’ours est effectivement énorme, et ce qui est inquiétant c’est qu’il y en aurait deux, des comme ça. L’animal se tient sur un petit promontoire sur lequel il vient s’apparaître, pour observer la silhouette en contrebas, une quinzaine de mètres plus loin. Apparemment la bête n’a pas aperçu le chef de l’Herr qui se recule derrière la large souche pourrie, observant la scène alors que l’ours fait des allers et retours comme un fauve en cage. Enervé ou affamé ? Est-ce d’une quelconque importance alors que cela revient finalement au même pour la jeune femme en contrebas ?

Plissant les yeux, Sigfred dégaine doucement son épée, trop loin pour bondir directement sur l’ours et de toute façon pas assez stupide pour cela. Au vu de la configuration de l’endroit, l’ours n’a pas le choix, il doit passer devant lui s’il compte s’en prendre à la femme. Et c’est ce que le monstre fait en s’élançant de son promontoire dans un grondement sonore qui fait taire toute la forêt. Bon sang de merde ! Les dents serrées, la main crispée sur la poignée de son épée, le guerrier n’a pas trente possibilités différentes. Attirer l’attention de l’ours pourrait ne pas être efficace du tout et il n’en a sans doutes pas le temps, pas suffisamment hélas pour que cela intéresse suffisamment la bête en tout cas. Reste l’option de le ralentir voire de lui barrer le chemin assez longtemps pour qu’il puisse rejoindre la jeune femme et semer le monstre pendant quelques instants. Retroussant les lèvres, le Bjǫrnson se recule pour frapper violemment du pied contre la souche afin d’en perturber l’équilibre et surtout, provoquer la chute et l’éboulement des troncs qui se sont échoués dessus. Il doit s’y reprendre à plusieurs fois avec force pour que, ça y est, l’un des arbres morts se retrouve à tomber et valdinguer en roulant droit sur la trajectoire de l’animal.

Ne prenant pas la peine d’admirer la manœuvre, le guerrier s’est déjà élancé pour dévaler les quelques mètres de pente afin de rejoindre la jeune femme, dont il aperçoit mieux le visage et l’apparence en s’approchant. Une crinière cendrée, une cicatrice sur une partie de la frimousse, des yeux vairons. Il l’associe au souvenir d’une forge mais n’a pas vraiment le temps de se creuser les méninges pour se rappeler son nom. « Ne restons pas ici ! », lance-t-il en guise de salutations. « Il y en a deux, des comme ça dans cette forêt, et j’ignore si le second est dans les parages ou non. » Gardant un œil averti vers l’ours contrarié de devoir passer au-dessus de cette barrière qui a bien failli lui fracasser le crâne, Sigfred cogite sur un moyen de mettre l’ours en difficulté pour s’en débarrasser plus facilement. « Vous connaissez le coin ? Il faudrait le forcer à se diriger dans un endroit étroit pour le piéger. » Un face à face serait brave mais stupide, cette bête doit faire au moins trois mètres de haut, debout sur ses pattes arrières. Malgré son épée bâtarde, il aurait plus de chances de se recevoir une gifle bien griffue que d’atteindre le flanc de la bestiole.
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Message posté : Ven 11 Mai 2018 - 16:31 Message
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∞ Caste : Artisans
∞ Métier : Forgeron
∞ Statut : Célibataire
∞ Liens rapides : Présentation
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Aptitudes et Inventaire
Fiche RPG
Feuille de personnage
Niveau de l'aptitude:
4/10  (4/10)
Niveau de renommée:
3/10  (3/10)
Description sommaire:
De l'obsidienne, voila ce que je veux. Papa m'a dit que je pouvais en commander au lieu d'aller me perdre jusqu'à Auga. Mais là bas, j'ai trouvé des filons d'exception et je tiens à en ramasser moi même. Inutile de dépenser de l'argent bêtement alors que je peux me déplacer jusque là bas, même si je dois y passer deux jours. J'y vais à pied oui, ca me laisse le temps de profiter de la nature, de me retrouver seule et surtout d'être tranquille. Je repense à plusieurs choses comme, l'entrainement que je devrais suivre avec Thorbjorn, LE Thorbjorn ! Celui la même qui m'a parlé au festion, qui était prêt à me protéger si cela dégénérait... Thorbjorn... il est tellement fascinant. Il n'y a qu'à voir Eldrid, tout aussi impressionnante et leur chef Sigfred, le vieille homme aux cheveux blancs, pour voir que dans l'Elite il n'y a que des colosses et des guerrières acharnées. Je pense que si déjà je parviens à entrer dans l'Herr, je pourrais être fière de moi, non ? Pff, comment se contenter de si peu !

Je me souviens alors également de Gabriel, le jeune homme qui est venu me porter secours lorsque ce fanatique est venu m'agresser en public. Tout ca parce que j'ai des yeux et des cheveux d'une couleur peu courante... je ne suis pas maudite ! Je suis différente c'est tout ! Pourquoi ce qui est différent ou incompris est forcément maudit ! Etre aussi con devrait aussi être considéré comme maudit ! Heureusement que Gabriel m'a entrainé bien loin de cet idiot de religieux, ou je lui aurais sauté dessus pour lui couper la langue ! C'est drôle, Gabriel est le frère de Svein... Ils sont tellement différents pourtant. Gabriel est... tellement.... comme Thorbjorn, mais à l'inverse. Si doux, prévenant, calme, posé. Il a quelque chose de presque mystérieux. Comment peut on vivre sur Snákr et être si doux et timide ? Il est beau aussi. Je suis tombée amoureuse de ses yeux si clairs....

En fait, ma vie prend un tournant bien étrange on dirait. Les Dieux tenteraient ils de me dire quelque chose ? Peut etre que je devrais faire attention à quelque chose parce que les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules en principe. Il se pourrait que venir ici soit finalement une mauvaise idée. Mais trop tard, je suis à Auga et je pars déjà à la recherche de mon filons ! Même pas peur !

Il fait beau, pas trop chaud et pas trop froid. A l'ombre des arbres je suis très bien pour piocher tranquillement. Je suis en forme. Je prends mon rythme habituel, levant les bras avant d'abattre avec précision le pic de ma pioche sur la roche. L'obsidienne, d'un noir magnifique, sans reflet apparent. J'ai envie de fabriquer un équipement entièrement noir ! De l'armure à l'arme, en associant mon obsidienne à du cuir de sombral. J'ai déjà en tête les croquis de ma création. Mon armure devra être souple, le cuir devra permettre tous mouvements sans aucune gêne et n'importe quel guerrière pourra s'en servir, même le plus petit et le moins fort. Si je parviens à faire ça, ce sera une petite merveille !

Tellement perdue dans mes pensées, je ne réagis pas tout de suite en entendant le grognement d'un ours au dessus de moi. Je fais pourtant attention à ce qui m'entoure mais là, j'avoue m'être égarée en imaginant déjà le résultat de ma forge. Rapide description de l'animal : c'est un ours énorme. Voila. Il est perché et visiblement pas content. La dernière fois que j'ai croisé une bête comme ça, j'ai réussis à disparaître sans aucun problème. Mais il n'était pas aussi furieux. J'espère qu'il n'a pas faim... Je ne le lâche pas des yeux et réfléchis à une solution rapide parce que là, je suis dans de beaux draps. Un autre son attire mon attention, on dirait que quelqu'un est là haut et il grogne aussi. Quelqu'un est blessé ? Pas le temps de penser plus longtemps et les choses se passent très vite ! L'ours s'élance pour probablement me dévorer et je vois au même moment des troncs d'arbres morts qui déboulent sur lui. C'est la panique totale ! Là, un vieil homme aux cheveux blancs plutot athlétique me rejoins en contre bas rapidement, armé d'une grosse épée.

« Il y en a deux, des comme ça dans cette forêt, et j’ignore si le second est dans les parages ou non. »

Oh ! Mais c'est le chef de l'Elite ! Je rêve ! Mais qu'est ce qu'il fait là ? Je dois rêver parce que je ne vois aucune raison pour qu'il soit ici en train de me sauver la vie.

« Vous connaissez le coin ? Il faudrait le forcer à se diriger dans un endroit étroit pour le piéger. »

Ah oui zut, j'oublie que nous sommes face à un animal sauvage et que nos vies sont en danger ! Oui ben avec tout ce qui se passe d'un coup, j'ai du mal à comprendre ! Un endroit...un endroit....euh.... Je sais pas moi ! Ah si ! Je sais où nous faire gagner du temps ! J'attrape le viel homme par la manche et le tire vers moi sauvagement.

" Suis moi ! "

Je m'élance dans une course folle à travers la forêt, en sachant pertinemment que l'ours nous rattrapera à un moment donné. Mais pas très loin, je connais un endroit bien chiant où il est difficile de se faufiler.

" Regarde devant nous ! "

Je n'ose pas regarder derrière, mon seul objectif est là, juste là ! C'est un endroit étrange, les arbres sont serrés, voire même entrelacés, avec des branches qui tombent sans aucun sens n'importe comment. Pour ma part, j'arrive à me faufiler aisément, je suis petite et svelte. Pour mon sauveur, ca risque d'être moins évident, mais chose certaine, c'est que notre ami affamé lui, ne passera pas comme ça ! C'est comme si on lui demandait de faire du slalome alors qu'il pèse 2 ou 3 chevaux et qu'il est énorme. Soit il devra prendre son temps, soit foncer et se fatiguer en arrachant tout sur son passage. Dans les deux cas, je pense que cela peut nous faire gagner un peu de temps. C'est la seule chose que j'ai trouvé assez près et en si peu de temps !
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Thyra

     
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