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Blessure, Morsure et Meurtrissure

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Message posté : Ven 6 Avr 2018 - 11:17 Message
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Snakr - Guerrier
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Ottomars
Il était allongé. Ses environs vacillaient. Un froid implacable le rongeait de l’intérieur. Il avait l’impression de suer ; suait-il ? Ou s’agissait-il d’une légère pluie qui lui aspergeait le visage ? Il se surprit à renifler. L’odeur du sel et du sang enfla ses narines. Il faillit vomir ; il faillit se relever. Il voulait se relever, mais ne parvint même pas à ouvrir les yeux. Ses paupières faisaient dix tonnes. Il avait l’impression qu’elles écrasaient ses prunelles jusqu’à les percer et broyer sa cervelle. La douleur était stridente, aigue et venait s’enraciner dans sa poitrine où ses muscles s’incendiaient. Il voulait se débarrasser de sa peau, éclater la cage de chaire et d’os qui l’enfermait. Rien à faire ; il était coincé, trop exténué pour s’enfuir, trop exténué pour combattre la douleur.
Amalrik
Le chemin de retour avait été une véritable torture ; le chariot que les villageois leur avaient si généreusement donné ne pouvait porter qu’une seule personne. Ils y avaient déposé Ottomars qui avait à peine ouvert les yeux tout au long du trajet. Pâle et fiévreux, le guerrier faisait peur à voir. Rorik et Olaf tiraient le véhicule. Les deux rameurs ne manquaient jamais de se plaindre. Gudmund gardait l’oeil ouvert, comme si une autre guenaude allait les surprendre. De temps à autre, Finn vérifiait le pouls du guerrier dans l’espoir qu’ils n’étaient pas en train de trainer un cadavre. Ils savaient tous ce qu’il faisait, mais personne n’osait le signaler comme si leur silence éviterait l’inévitable.
L’inquiétude de l’équipage avait détourné l’attention du fait qu’Amalrik avait un pied dans la tombe. Ils pensaient tous que les soins du vieillard du village l’avait en partie soigné, mais le capitaine avait réalisé le jour suivant que quelque chose n’allait pas : la chaire autour de sa plaie avait une odeur étrange, et la douleur ne faisait que s’intensifier. Il s’était mordu la langue plus d’une fois lors du voyage. La perspective de perdre Ottomars répandait déjà assez d’inquiétude parmi les hommes de la Mort Chantante. La dégradation de l’état de leur capitaine ne ferait que semer la panique.
Amalrik se courba légèrement sur lui-même ; un réflexe destiné à adoucir la soudaine peine provoquée par sa blessure. Il avait été dans de pires états auparavant, mais il est difficile de se souvenir d’une douleur dès qu’elle n’est plus. En cet instant, il avait l’impression de souffrir plus que jamais...
« Ça va ? »
La question du Second trempait dans l’émoi. Le capitaine agita une main congédiante en guise de réponse.
« J’ai juste besoin de reprendre mon souffle.
_Rik, si tu as besoin de t’arrêter, il vaudrait mieux qu’on fasse une pause.
_Non. Non, on continue. »
Finn lui jeta un regard dubitatif. Il était sur le point de le contredire, mais l’urgence de leur situation scella ses lèvres. Il adressa un bref acquiescement à son capitaine avant de se retourner et de reprendre la route.
Amalrik inspira profondément avant de se redresser. Le vent mordillait sa peau, le froid le faisait grelotter. Le soleil allumait le ciel frigide. Le paysage ne faisait que miroiter son tourment. Enfin, il résuma sa marche, un pas, deux pas, trois... lourds et rigides.

*
* *

La partie la plus difficile s’avéra être les dernières lieux les séparant de Jarda ; voir leur destination tout en sachant qu’il leur restait une demi-journée de marche avait été un cruel supplice. Ils avaient retracé leurs pas depuis le Golfe de Hjorvarr, dormi à l’extrémité Sud du Bras de Vatn, puis avaient continué vers le Nord en longeant l’Olb. La première promesse de proximité furent les chapeaux pointus des montagnes étreignant l’Ouest de la capitale. Amalrik n’avait jamais été aussi reconnaissant d’apercevoir l’hostile paysage entourant Jarda.
La nuit n’avait pas été charitable ; sa blessure semblait avoir empiré. En plus de l’odeur qui s’en dégageait, la peau s’était légèrement décolorée. Il prit une brève pause, laissant Gudmund, Rorik et Olaf le dépasser.
« Logan, tu peux me passer un coup de main ? Il attendit que le gamallien s’approcha de lui pour lui confier à voix basse : Logan, mes hommes ne te font pas confiance. Si je... si la situation s’empire, fait équipe avec Finn. Il t’aidera à toucher ta prime. »
Amalrik avait beau être arrogant et égocentrique, il tenait ses principes et son honneur très à coeur. S’il venait à se trouver dans l’impossibilité de témoigner de leur victoire devant Harding, il voulait s’assurer que son équipage ne chouraverait pas l’or dû au marchand. Il lui avait sauvé la vie après tout, et Amalrik n’était pas prêt de l’oublier.
Finn
Vatn soit loué... pensa le Second quand ils atteignirent Jarda. La lune venait de se lever, et il craignait qu’Ottomars ne survive pas une autre nuit. Il laissa Logan les guider. Amalrik n’était pas en état de leur montrer le chemin. Quelques heures plus tôt, ce dernier faillit perdre conscience, et Finn avait obligé son capitaine à continuer la route en s’appuyant sur Gudmund. La perspective d’entrer dans la capitale et de laisser d’autres Snákrson témoigner de son handicap n’avait guère plut au capitaine, mais il s’était résigné aux paroles sensées de son Second. Ils traversèrent les ruelles cafardeuses avec une urgence renouvelée par l’aperçu de la fin de leur expédition. Quand ils atteignirent enfin la porte du Marché de l’Alchimie, Finn ne gaspilla pas une seule seconde et ouvrit la porte en trombe.
« On cherche une Sigrid ! Vite c’est une urgence ! »

Spoiler:
 
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Message posté : Ven 6 Avr 2018 - 12:34 Message
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-Amalrik- -Sigrid- -Logan-
Blessure, Morsure et Meurtrissure
Le combat avait été long, la lutte rude et les conséquences désastreuses. Ottomars était à peine vivant, son pouls était la seule chose qui nous faisait dire qu'il n'était pas encore dans les bras de Dejya. Amalrik marchait de nouveau, mais je ne pouvais qu'imaginer ce que cela pouvait être de devoir marcher avec un ventre cousu. Je ne pouvais qu'imaginer les tiraillements sur sa peau, le déchirement des fils qui se peinaient à maintenir cela en état... La situation était critique, mais nous ne devions pas nous arrêter. J'essayais de cacher mon angoisse, une anxiété qui me donnait froid dans la poitrine quand j'imaginais ce qui se passerait si nous n'arrivions pas à temps... J'étais un capitaine sans équipage, je ne voulais pas que la Mort chantante soit un équipage sans capitaine.

Lorsque Amalrik clama mon aide, je m'approchais aussitôt dans la seconde. « Logan, tu peux me passer un coup de main ? Puis d'une voix plus basse, il reprit. Logan, mes hommes ne te font pas confiance. Si je... si la situation s’empire, fait équipe avec Finn. Il t’aidera à toucher ta prime. » A nouveau cette sensation froide dans mes poumons... Si Rik mourrait aujourd'hui, je n'aurais aucun coeur à récupérer cette prime, car la mission n'aura pas été comblée pour moi... Je pris le bras de Rik pour le passer sur mes épaules avant de lui répondre à voix basse également "Si la situation s'empire, je te porterai sur mon dos." Je savais que Finn n'était pas un mauvais gars. En fait, aucun d'entre eux n'étaient des mauvais gars, juste des Snákrson, et moi un Gamallien. Hâtant un peu le pas tout en soutenant Amalrik, je l'encourageais à avancer. "Aller Capitaine, toutes voiles dehors !" Espérant que ces mots les feraient sourire et oublier un peu ce qu'il était en train de vivre.

Pour la suite du trajet, Gudmund soutint aussi Amalrik. Nous étions plusieurs, autant se relayer et ainsi moins s'épuiser, pour aller plus vite. Arrivés à Jarða, je pris les devants pour les guider jusqu'au marché de l'alchimie, où je serais sûr de trouver Sigrid, puisque Freyja m'était revenue en chaire et en plume. Bousculant la porte, Finn se hâta d'appeler Sigrid, tandis que Gudmund qui trainait presque Amalrik l'emmena à l'intérieur. Alors que les deux rameurs soufflaient enfin de pouvoir lâcher le chariot, je me dirigeais vers le corps inerte d'Ottomars, puis passais des deux bras sur mes épaules afin de le porter sur mon dos, et d'entrer à mon tours dans le marché de l'alchimie. Je ne prononçais pas un mot, je ne savais que dire, je déposais Ottomars sur une table comme l'avait été Amalrik. Les deux hommes étaient allongés en très mauvais état. Je posais enfin mon regard, emplis de honte, sur mon amie. "désolé de te mettre ce poids sur les épaules, on a fait tout ce qu'on a pu, mais le reste dépasse nos compétences..." Je savais à quel point Sigrid souffrait encore des souvenirs de la révolte d'Harding et des blessés qu'il y avait eu. Elle avait peur de ne pas être à la hauteur et ce, en permanence. Je voulais la rassurer, mais ce n'était pas chose aisée. "Si il y a quelqu'un qui peut quelque chose, c'est bien toi. Si tu as besoin d'assistance, de quoi que ce soit, nous sommes à tes ordres." Je manquais de rajouter "Capitaine" derrière, tellement les espoirs que je plaçais en elle et la confiance que je lui accordait était grande.

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Message posté : Ven 6 Avr 2018 - 15:13 Message
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Blessure, Morsure et Meurtrissure

Logan Skall, Amalrik Hafson et Sigrid Hakondóttir


Cette journée-là avait été relativement calme, Hrothgar avait donc décidé de rentrer un peu plus tôt comme sa fille la plus jeune couvait quelque chose depuis quelques jours. Comprenant parfaitement les inquiétudes de son oncle, la jeune femme lui avait promis de veiller sur la boutique et de tout fermer une fois l'heure arrivée, elle s'imaginait naïvement que le reste de la soirée serait aussi paisible.

La blonde s'apprêtait à fermer boutique lorsqu'elle entendit la porte d'entrée du bâtiment s'ouvrir avec brusquerie, mais avant qu'elle ne puisse regagner la pièce principale, une voix prononça son prénom. Sigrid ne put s'empêcher de froncer les sourcils : le son de cette voix ne lui disait rien, mais entendre parler d'une urgence avait de quoi inquiéter ! Aussitôt, la blonde quitta l'arrière-boutique pour rejoindre l'homme qui l'avait interpellée, mais elle n'eut guère l'occasion de lui demander davantage de détails puisque d'autres hommes pénétrèrent bientôt dans le bâtiment, en soutenant d'autres qui semblaient relativement mal au point. Ses prunelles se posèrent finalement sur le visage de l'un des porteurs et elle reconnut Logan. Et bien, s'il était mêlé à cette histoire, ça devait certainement être quelque chose d'épique ! Il n'y avait qu'à voir leur sortie sur Fálki qui s'était transformée en véritable chasse aux Harpies.

« Posez-les ici. »

Elle désigna deux tables prévues justement pour accueillir d'éventuels blessés. L'arrière-boutique ne servait que pour préparer les potions ou en cas d'arrivée massive, mais la salle principale était mieux éclairée. Alors que ses yeux se reposaient sur Logan, elle sentit un nœud d'anxiété se former dans son estomac. Même en sachant qu'elle s'était améliorée depuis le temps, Sigrid était toujours particulièrement soucieuse lorsqu'elle voyait arriver des blessés graves. Humectant ses lèvres, elle se rapprocha du premier blessé alors que Logan terminait de parler.

« Oui, je risque d'avoir besoin de vos mains, mon oncle est parti plus tôt aujourd'hui, je suis seule. » Ses yeux glissèrent jusqu'au visage de l'homme allongé et elle fut particulièrement surprise de reconnaître une connaissance. « Amalrik ? » Ses sourcils se froncèrent légèrement. « Dans quel pétrin t'es-tu fourré ? »

Un peu bêtement, la jeune femme ressentit un pincement au cœur. Elle appréciait Amalrik, mais en même temps elle le détestait. Ses joues la brûlaient encore de la honte ressentie le jour où il l'avait prise de haut alors qu'elle lui avait parlé en plein rue. Comme si elle ne représentait rien, alors même qu'il avait toujours été très aimable avec elle auparavant. Fort heureusement pour lui, Sigrid n'était pas rancunière et elle le soignerait aussi bien qu'elle le pouvait.
L'un des hommes la renseigna sur la localisation des blessures et l'artisane se pencha sur le capitaine avant de défaire le haut de son habit afin d'avoir accès à la fameuse blessure. Elle sentit aussitôt que quelque chose de grave était en train de se produire : la blessure dégageait une odeur inquiétante et elle commençait clairement à s'infecter, peut-être même à nécroser. Conservant une expression aussi neutre que possible, elle s'éloigna le temps de se pencher sur l'autre blessé et de constater que sa blessure était aussi inquiétante. Les griffes de guenaude étaient pleines de saletés et la plaie avait aussi dû s'infecter.

Soupirant profondément, elle commença par se diriger vers le comptoir de la boutique et saisir plusieurs objets – potions et cataplasmes en majorité – tout en parlant.

« Le temps du voyage ne vous a pas été bénéfique. Les griffes et les crocs d'une guenaude sont pleines de saletés et de microbes, vos blessures n'ont pas été suffisamment bien nettoyées et elles ont commencé à s'infecter. Il va falloir les purifier avant de pouvoir les soigner. » Elle jeta un coup d’œil à Amalrik. « Je préfère te dire que ce sera très douloureux. Il va falloir faire sortir les impuretés. »

Un petit couteau à la main, qu'elle avait pris soin de nettoyer, la blonde revint près du premier blessé et commença par appliquer une sorte de cataplasme pâteux sur les chairs infectées. Même en se montrant aussi douce que possible, elle savait que rien que ça devait être très douloureux.

« Ce cataplasme va commencer par... endormir les chairs. Ce sera moins douloureux pour toi, mais je ne vais pas te mentir, ce sera tout de même très désagréable. » Elle s'éloigna finalement vers l'autre blessé et s'occupa de lui tout en reprenant la parole. « Et si vous me disiez comment vous avez fait pour vous faire à moitié dévorer par des guenaudes ? Auriez-vous un côté suicidaire ? Bien que je le savais déjà pour toi Logan.... »

Il comprendrait de quoi elle parlait !
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Toute femme devrait être accablée de honte à la pensée qu’elle est femme. ♦️ ©️ Clément d’Alexandrie

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Message posté : Sam 7 Avr 2018 - 13:58 Message
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Amalrik
« Pétrin ? Désastre tu veux dire... il percevait le ressentiment de Sigrid, ce qui ne fit qu’attiser sa propre aigreur, Soigne Ottomars au lieu de me sermonner. »
Son impolitesse lui valut un renouveau de douleur. Il serra les dents pour s’épargner l’indignité d’un gémissement, puis évita le regard de l’alchimiste pour conserver sa fierté. Son attitude défensive n’était qu’un réflexe en réponse à son attirance pour la jeune Snákrdóttir. Il était blessé, mais trop arrogant pour abattre le déni de son attraction en présence de son équipage. Le voilà, l’orgueil Snákrson. Ce fut donc avec une légère récalcitrance qu’il la laissa retirer ses vêtements pour examiner sa plaie.
Amalrik ne put s’empêcher d’examiner la blessure à son tour. Drumbison ne s’était définitivement pas adonné à sa besogne avec soin... Les points de suture étaient maladroits et irréguliers. Il n’était même pas sûr si le vieillard avait une quelconque expérience. Il maudit Vatn ; mourrir en étant rongé par son propre estomac n’était pas la manière dont il comptait quitter Kolmen.
Sigrid ne dit rien, mais son soupir était assez pour signaler au capitaine de la Mort Chantante que leur état n’était pas prometteur.
« Infectées ? lança-t-il avec inquiétude alors que l’alchimiste jouait avec ses fioles, Ça ne peut pas être plus douloureux qu’une guenaude enfonçant ses crocs dans ma chaire pour me bouffer vivant... »
Sa réponse se voulait courageuse, mais sa tenue disait le contraire : sa voix était teinte d’une once d’hésitation, et des gouttes de sueur commençaient à s’amasser sur sa nuque hérissée. Il laissa Sigrid appliqué la concoction. Il fronça les sourcils quand elle lui annonça que cela risquait d’être douloureux. N’avait-il pas déjà assez souffert ? A quoi bon venir chez une alchimiste si tout ce qu’elle lui promettait était davantage de peine ? Ce n’était toutefois pas comme s’il avait de quelconques compétences en matière de soin. Il ravala donc les imbéciles remarques qui lui chatouillaient la langue.
« Dis moi, ne suis-je pas ton patient favori ? une grimace quelque peu forcée se plaqua sur ses lèvres, Sans des Snákrson comme nous, tu ne pourrais sans doute pas passer tes journées dans une boutique comme celle-ci. »
Sa remarque était censée être une plaisanterie, mais tomba à plat, résonnant avec une impertinence accidentelle.
Finn
Il n’avait pas quitté l’alchimiste des yeux. Son expérience assurée n’était pas commune sur Snákr et ne faisait qu’attiser l’énervement du Second. Mais ce qui l’irritait davantage était la béatitude dissimulée qu’il devinait chez Amalrik. Son capitaine avait une grande faiblesse : les femmes. Finn savait s’en méfier.
« On s’est fait « dévorer » par une guenaude, et non des guenaudes. Sa réponse fut un peu trop sèche.
_Ferme la, veux-tu, Finn ? »
Amalrik était soudainement sur la défensive. Il n’était probablement pas enchanté d’entendre quelqu’un rabaissé leur prouesse. Le Second lui adressa un haussement d’épaules en guise de réponse. Il prenait un certain plaisir à débiner son capitaine quand ce dernier se comportait sottement, surtout quand la source de ses idioties s’avérait être une femme. C’était sa façon à rappeler à son ami comment se tenir en vrai Snákrson.
Finn avait été particulièrement agacé depuis l’apparition de la jeune femme ; d’où venait-elle et pourquoi est-ce qu’Amalrik tenait tant à ce que cette Snákrdóttir les soigne ? Il ne savait ce qui était pire : le fait que cela donnait à l’alchimiste une position de pouvoir, ou qu’il ignorait que son capitaine maintenait un rapport avec une femme au comportement aussi autonome.
« Je ne vois pas en quoi cela te concernerait. Ton boulot est de soigner des blessés, et non de poser des questions. répliqua-t-il dans l’espoir de remettre Sigrid à sa place.
_Finn, arrête. L’agacement du capitaine était palpable, Harding offre soixante-dix pièces d’or à ceux qui parviendraient à éliminer ce qui se creusait à travers les tumuli près du Golfe de Hjorvarr. On pensait pas qu’il s’agirait d’un de ces monstres. Amalrik reprit son souffle, Sans Finn ou Logan, on ne s’en serait jamais sorti. »
Il prononça le nom du Second comme s’il espérait que l’éloge oblige la jeune femme à lui pardonner son impolitesse. Malheureusement pour le capitaine, Finn ne se préoccupait guère de ce que l’alchimiste pensait de lui.
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Message posté : Mer 18 Avr 2018 - 12:01 Message
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-Amalrik- -Sigrid- -Logan-
Blessure, Morsure et Meurtrissure

Je ne me sentais pas bien. Non pas à la vue du sang, à l'odeur des ingrédients ou des potions, mais au fait que je n'ai rien pu faire pour empêcher ce moment. Lorsque Amalrik s'est fait attaquer par la guenaude, j'étais juste à côté de lui, et pourtant, je n'ai pas été assez rapide pour l'empêcher de le mordre. Regardant Sigrid user de son art pour essayer de réparer mon incompétence, la culpabilité me rongeait de plus en plus. Déjà durant le trajet, j'essayais de ne pas y penser, mon esprit était occuper à trouver la meilleure route, à surveiller l'état des deux hommes, à porter Rik aussi plusieurs fois. Mais là, maintenant qu'il était dans les mains de Sigrid, et que c'était la meilleure nouvelle de toute cette aventure, la culpabilité se mit à me ronger de l'intérieur.

Essayant de la cacher, profitant du fait qu'ils discutent entre eux pour me faire discret, je n'eus aucun mal à remarquer que Rik avait mis le masque de l'homme fort qui n'avait peur ni de la douleur ni de la mort, mais j'ai suffisamment porté ce masque pour le reconnaitre, et entre porteur de masque, on se reconnait toujours. Autre chose de facilement remarquable, l'aigreur de Finn. En bon Snákrson, il aurait sans doute préféré que ce soit l'oncle de Sigrid qui s'occupe de son capitaine, mais même si je connaissais bien son oncle pour être un client régulier, il y a des choses qu'on ne peut ignorer. Lorsque quelqu'un possède des compétences et connaissances capables de sauver des vies, alors qu'elle est jeune et a encore beaucoup de temps pour apprendre, je ne peux que m'incliner, même si cette personne n'est pas née avec le nécessaire entre les jambes. Sigrid manquait cruellement de confiance en elle à cause de ça, c'est une femme, et elle vit sur Snákr. Je me demande encore pourquoi elle ne va pas s'installer sur Fálki, mais ces choix ne me regardent pas. Ce qui me regarde un peu plus en revanche, c'est que Finn était en train de détruire ce que je m'évertuais à réparer, sa confiance en elle. Il était en train de la rabaisser, alors que Sigrid n'a même pas idée de ce dont elle est réellement capable. Elle doute, et c'est bien normal, mais elle est mon amie, et même si Finn m'est très sympathique, ce genre de réflexion n'est pas le bienvenue dans un moment comme celui-là. "Finn, ce n'est pas parce que les dieux t'ont donné un pénis que tu dois en oublier le respect. Sigrid va sauver deux de tes amis, tu préfèrerai qu'ils meurent ? C'est ce qu'il se serait sans doute passer si elle n'était pas là. Si je peux t'affirmer une telle chose, c'est parce que sans elle je ne serais pas là non plus. Je te demande, une fois dans ta vie, d'oublier que tu as affaire à une femme, et constater qu'à nous tous, fiers d'êtres des hommes, nous ne pouvions rien faire." Oui j'étais sec dans mon ton, car énerver de ces stupides aprioris Snákrson, voulant absolument que les femmes ne soient bonnes à rien. Finn était de loin l'homme le moins bête de l'équipage d'Amalrik, et pourtant, il venait de me décevoir. "Ce n'est pas se rabaisser que de faire confiance à une femme. Dis-je en regardant Sigrid toujours à l'oeuvre. C'est constater qu'on a tort de croire ça."

J'avais réellement une confiance en Sigrid qui n'avait pas d'égal sur les Kolmen Kirosi. Et aujourd'hui, j'avais à nouveau besoin d'elle pour ses capacités, et pour réparer mon incompétence. "Sigrid ne fait que reprendre aux dieux ce que j'ai faillit leur donner, la vie d'Amalrik. Si j'avais été plus rapide, la guenaude n'aurait pas eu le temps de me mordre. Posant mon regard sur le capitaine de la Mort chantante, puis baissant les yeux dans la honte, je repris Je suis désolé mon ami, ta souffrance n'est que le fruit de mon incompétence." J'aurais voulu sortir de la maisonnette à cet instant, mais cela aurait été fuir le jugement, ma responsabilité, mes actes. Je ne pouvais qu'assumer, et si Amalrik décidait de ne pas me pardonner, il en serait ainsi.


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Message posté : Jeu 19 Avr 2018 - 11:03 Message
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« Sans des Snákrsons comme vous, je pourrais passer mon temps dans les plantes plutôt que dans le sang. »

Elle avait bien remarqué qu'Amalrik semblait ennuyé, mais elle ne mettait pas sa réaction sur le compte d'une quelconque honte. Il s'était comporté comme un butor la dernière fois et la jeune femme s'imaginait donc que c'était sa fierté qui parlait : il devait jouer les bravaches devant ses hommes. Malgré sa déception passée, Sigrid ne pouvait pas lui en vouloir bien longtemps et même si elle refusait de retomber dans les mêmes sentiments amicaux qu'auparavant, son ton s'était fait un peu plus doux.

Malheureusement, la douceur n'avait pas sa place sur Snákr comme le prouva le second d'Amalrik qui commença aussitôt à la corriger avant de la rabaisser, lui faisant comprendre qu'elle avait juste à soigner et non à poser des questions. Les prunelles de l'alchimiste se teintèrent d'une pointe d'agacement et elle serra la mâchoire alors que la capitaine reprenait la parole, suivit par Logan qui vola à son secours. Ah, heureusement qu'il était là ! De plus en plus souvent, Sigrid se prenait à regretter que tous les hommes de Snákr ne soient pas comme le continental, mais il n'y avait pas grand-chose à faire, malheureusement. Un peu apaisée par cette intervention, la blonde répondit d'un ton où perçait tout de même une certaine tension.

« Tu n'es pas incompétent Logan, j'ai pu te voir à l’œuvre. Vous êtes juste de sombres fous, une guenaude, même seule, est un adversaire très dangereux ! Mon père est un très bon chasseur, pourtant il n'y va jamais seul. » Eux ne l'étaient pas, mais ils n'avaient pas son expérience en chasse. « Vous avez de la chance de vous en tirer à si bon compte. » Elle posa les yeux sur Logan. « J'ai déjà vu des blessures de guenaudes bien pires. »

La jeune femme ne s'était pas arrêtée alors qu'elle parlait, mais ses yeux s'attardèrent un moment sur le visage du second auprès de qui elle était en train de s'affairer. Cet homme ne l'aimait pas et, dans ses souvenirs, il faisait partie des hommes avec qui Amalrik était en train de parler lorsqu'il l'avait humiliée. Peut-être que le capitaine leur avait raconté des horreurs à son sujet ? Bah ! Ce n'était pas si important au final. Un léger soupir échappa à la jeune femme qui décida tout de même de mettre les choses au clair.

« Mon cher monsieur Finn, vous saurez que vous êtes actuellement sur mon territoire. Je ne me permettrais pas de vous manquer de respect sur le pont du navire de votre capitaine, alors tâchez d'en faire de même ici. » Ses yeux le dévisagèrent un instant. « Et si l'idée de vous faire soigner par une femme vous est trop insupportable, je ne vous retiens pas. Vous pouvez aller chercher un autre soigneur en rampant dans la rue. Ou alors vous vous taisez et vous ne remettez pas mes compétences en doute. » Elle fronça légèrement du nez. « Après tout, c'est une sorte de femme qui vous a mis dans cet état, c'est donc normal que ça en soit une qui vous sauvez, non ? »

Elle avait volontairement utilisé le terme « sauver », sachant parfaitement que cela agacerait l'homme. Mais tant pis ! Il l'avait cherché ! S'il s'imaginait qu'elle allait baisser le nez alors qu'il cherchait à l'humilier devant d'autres hommes – et notamment Logan – il se trompait lourdement ! En temps normal, elle se serait laissée faire, mais là....

Laissant le cataplasme agir, la jeune femme revint auprès d'Amalrik et retira avec précautions la matière qui recouvrait sa plaie. L'odeur était toujours assez forte, mais teintée d'un peu de parfum naturel. Les plantes pouvaient soigner si elles étaient bien utilisées et la jeune femme s'était spécialisée là-dedans, elle savait ce qu'elle faisait. Après avoir nettoyé la plaie, elle s'éloigna pour chercher de quoi la recoudre, tout en expliquant ce qu'elle faisait.

« C'est un début de gangrène humide, pas trop grave cela dit. J'ai vu pire. Il faut commencer par recoudre la plaie et appliquer des cataplasmes recouverts d'un pansement qu'il faudra renouveler assez régulièrement. Jusqu'à ce que tu sois guéris en fait. » Elle essayait de garder un ton aussi professionnel que possible. « Logan, je vais certainement avoir besoin de toi. » Elle attendit qu'il s'approche avant de reprendre. « Ce que je t'ai appliqué avant a légèrement endormi la plaie, mais tu vas certainement sentir l'aiguille. Logan va... éviter que tu ne bouges trop. Je ne doute pas que tu sois très fort et très résistant, mais n'importe qui souffrirait dans une telle situation. »

Elle ne lui laissait pas vraiment le choix en vérité. Après avoir attendu que Logan accepte de tenir Amalrik si jamais ce dernier se mettait à bouger, la jeune femme passa l'aiguille dans une flamme pour la stériliser, puis glissa un fil propre dans le chas avant de commencer son travail – avec application je vous prie !
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Toute femme devrait être accablée de honte à la pensée qu’elle est femme. ♦️ ©️ Clément d’Alexandrie

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Message posté : Sam 28 Avr 2018 - 17:23 Message
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Snakr - Guerrier
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Finn
Son territoire ?! la pensée enflamma l’indignation du Second. Mais pour qui cette femme se prenait-elle ? Il ouvrit la bouche, sur le point d’invoquer les pires insultes imaginables, puis se retint. L’urgence de leur situation nécessitait sa coopération. Contrairement à la plupart de ses compatriotes, Finn savait quand se retirer d’un combat ; mieux valait se comporter en adulte et ignorer son désir de remettre le Gamallien et l’herboriste à leur place. Après tout, voilà une tâche dont Snákr se chargera pour lui...
Il avait ignoré le sermon de Logan par respect ; si le marchand vouait tant de respect à cette Sigrid c’était certainement parce qu’il n’était pas d’ici. En plus, il éprouvait un certain respect pour le jeune homme qui avait vaincu la gueunaude à leurs côtés. L’herboriste toutefois était définitivement de Snákr et se devait de montrer plus de respect envers le sexe supérieur ! Il n’était pas prêt à ravaler sa rancune : si elle n’allait pas le laisser gagner avec des mots, il manifestera son mécontentement avec silence. Il croisa donc les bras, adressant un regard de défiance à son interlocutrice.
Amalrik
Amalrik accueillit le soudain mutisme de son Second avec soulagement. Bien qu’étant son ami le plus proche, Finn était bien trop vocal en rapport à ses idéaux sociaux ; un trait de caractère qui n’était pas la bienvenue dans le contexte de leur position actuelle.
« Logan si tu n’avais pas été présent je serais toujours à Hjorvarr à pourrir dans la cave de cette guenaude. Je ne te qualifierai jamais d’incompétent. »
Sa remarque fit écho à celle de Sigrid. Sa voix se voulait sincère. Après tout c’était la vérité : il ne serait pas vivant si le marchand n’était pas venu à sa rescousse. Malgré cela, le capitaine ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine honte à ne pas avoir été capable de vaincre la guenaude sans l’aide du Gamallien. Il aimait être adoubé le champion de n’importe quelle situation, surtout en présence de son équipage.
Entre outre, le capitaine de la Mort Chantante sentait un agacement d’une autre nature surgir en lui : l’évident lien affectueux tissé entre Logan et Sigrid avait attisé sa jalousie, et Amalrik, malgré son état, ne manquait jamais de répondre à ses impulsions.
« Dis moi Logan, vous êtes mignons vous deux. »
Bien que destiné au marchand, le capitaine prononça la remarque assez fort pour que Sigrid l’entende également. Ses mots se voulaient moqueurs ; après tout Amalrik pouvait s’avérer être particulièrement impitoyable quand il s’agissait d’affaires qu’il présumait être de rivalité.
L’herboriste revint vers lui pour retirer la concoction tartinée sur son torse. Amalrik ne put retenir une expression de dégoût en apercevant la plaie mêlée au cataplasme.
« Gangrène humide ?! s’exclama-t-il avec effroi en réponse à l’attestation de Sigrid, Je préfère mes blessures saignantes à gangreneuses. »
« Évidemment que je suis très fort et très résistant... à peine avait-il commencé sa phrase qu’il s’interrompit lui-même Argh ! Catin de cochard à trois pattes ! »
L’injure s’échappa à travers ses dents serrées alors que l’aiguille transperça sa chaire. Il essaya de bouger mais sa tentative fut interrompue par l’emprise de Logan. La douleur a tendance à s’empirer quand on l’anticipe. Cette fois-ci n’était pas une exception : bien qu’expérimentée, Sigrid invoqua un deuxième gémissement de la part du capitaine quand elle plongea à nouveau la pointe de l’instrument à travers sa peau.
Ottomars
Un sentiment d’apesanteur palpait ses membres. Il flottait... non se noyait au fin fond de l’océan. Il tentait d’inspirer. Ses poumons auraient dû s’imbiber d’eau, au lieu de quoi ils ne réagirent même pas : il y avait comme un vide au centre de sa poitrine, prêt à l’engloutir. Il allait imploser ; son propre poids broyait ses os, son esprit pesait dix tonnes à faire craquer son crâne.
CRAC !
La douleur fut perçante. Il aurait pu jurer sentir l’arrière de sa tête se fissurer. À peine avait-il formé cette pensée que toute la pression du monde sembla soudainement s’échapper, laissant sa cervelle molle et amorphe.
Puis une lueur rosée papillonna derrière ses pupilles scellées. Une éternité sembla s’écouler avant qu’il ne parvienne à ouvrir les yeux. Sa vue fut décorée par le visage rayonnant d’une jeune femme penchée sur lui, puis - tel un mirage - elle s’envola.
« Par Vatn... On envoie un ange m’accueillir dans l’au-delà. »
Dit Ottomars d’une voix rêche et languissante.
Amalrik
La voix du blessé surprit tous les marins. Les deux rameurs (qui s’étaient silencieusement réfugiés dans un coin de la boutique) sursautèrent simultanément. Olaf s’exclama : « Il a parlé ! » alors que Rorik pointa du doigt le corps immobile d’Ottomars avec insistance. Bien qu’il fut d’abord soulagé, la remarque du guerrier attisa immédiatement la jalousie d’Amalrik. Cette dernière n’avait fait que s’agrandir depuis qu’il avait remarqué l’amitié entre Logan et Sigrid. Peu importe si Otto était mourant ! Le capitaine était bien trop possessif pour avoir le bon sens d’ignorer sa nature possessive, pendillant à la lisière de l’infantilité.
« Hey, Otto ! »
Gueula Amalrik d’un ton bien trop agressif. Le guerrier ne sembla pas réagir à l’interpellation de son capitaine.
« OTTO ! »
Répéta-t-il. Le pâle visage d’Ottomars s’anima de quelques légers spasmes musculaires, puis sa tête se tourna lentement en direction de son capitaine, telle une poupée sans vie.
« Où suis-je ? »
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Les  vagues  ne  se  lèvent  pas  sans  la  tempête.

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Message posté : Lun 7 Mai 2018 - 15:57 Message
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Snakr - Marchand
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4/10  (4/10)
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-Amalrik- -Sigrid- -Logan-
Blessure, Morsure et Meurtrissure

J'avais été bête de penser pouvoir régler ce problème tout seul. Je m'était dirigé vers le golf avec seulement un cheval volé, que j'ai perdu d'ailleurs, mon épée, et ma paire de joyeuses. Je croyais à un groupe de jeunes trous de cul qui cherchaient des trésors ensevelis avec les morts. J'ai cru à ça parce que ça m'est déjà arrivé, de me dire que bon, ils sont morts, qui est-ce que ça dérange ? Bon j'avoue je n'ai jamais creusé de tunnels, je me servais en général sur les offrandes, je n'allais pas ouvrir la dernière demeure des défunts. J'aurais du me douter que c'était une guenaude ! Mais si je m'en étais douté, je n'y serais jamais allé, et Rik aurait peut-être trouvé sa place dans le tumuli. J'essayais de chasser ces idées sombres de mon esprit lorsque Sigrid me demande de retenir Amalrik afin qu'il ne bouge pas trop.

La remarque du capitaine me fit arquer un sourcil, nous sommes mignons ? C'est peut-être parce que je viens de Gamall et que je porte un peu plus de considération aux femmes que les Snákrson. La politesse, la galanterie, la reconnaissance aussi, avait été effacé de leur coutumes. Alors Rik pouvait bien nous trouver mignon, il risquait de me trouver mignon avec beaucoup de femmes. Je ne relevais pas sa remarque, restant silencieusement concentrée sur ma tâche en voyant l'aiguille s'approcher dangereusement de sa peau. ça n'a pas manqué, une seconde plus tard je dus contracter tous mes muscles pour le retenir alors qu'il insultait les femelles cochard handicapées. "évite de parler, tu vas finir par te mordre la langue et tu ne pourras pas dire que c'est la guenaude qui t'aura fait ça !" Une pointe d'humour ne fait pas de mal.

Quand Ottomars ouvrit la bouche pour laisser parler ses yeux. Un ange ? Je n'avais pas vu d'ange moi lorsque j'étais ... Tournant la tête vers Rik qui était prisonnier de mes bras pendant qu'il se faisait recoudre, il demanda où il était. Rik qui serait les dents à chaque passage de l'aiguille me faisait me sentir plutôt mal pour lui. Répondre à Otto serait sans doute un moyen de me faire détourner le regard. "Tu es au marché de l'alchimie, on va te soigner mais évite de bouger tant que faire ce peut." Je ne savais pas quoi ajouter d'autre. Les autres membres de l'équipage s'étaient agglutinés autour de lui et allait sans doute très bien se charger de le rassurer. Je ne me sentais pas vraiment à ma place pour le faire, étant donné que cet homme n'avait pas l'air de me porter dans son coeur avant l'attaque qu'il a reçu, et que la plupart de l'équipage me voit sans doute comme un voleur de prime.

Une idée me percuta la tête, bien que je n'y connaisse rien en alchimie et en médecine, il y avait quelque chose que je devais demander à Sigrid. "Dis moi Sigrid, sur la guenaude, j'ai récupéré la langue, bien qu'elle soit abîmée, et aussi du sang qui je te l'accorde, n'a pas été récupéré en bonne et due forme... Mais si jamais tu as besoin de ça pour une quelconque préparation, que ce soit pour les soigner ou non, ces ingrédients sont à toi." Je n'avais aucune idée de ce dont il fallait pour soigner un début de gangrène due à une guenaude, mais si il fallait justement quelque chose venant de l'une de ces bête, au moins je pourrais rendre ma manie de tout récupérer utile. Et quand bien même ce n'était pas utile, ça remboursera Sigrid de ses efforts et de la peur qu'on a du lui faire en débarquant.

CODAGE PAR AMIANTE
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Message posté : Mer 9 Mai 2018 - 13:49 Message
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Snakr - Artisan
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Alchimiste

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La remarque d'Amalrik n'avait pas échappée à Sigrid, mais elle préféra ne pas relever. Logan était quelqu'un d'avenant et d'agréable, Sigrid appréciait beaucoup sa compagnie, tout comme elle avait apprécié celle d'Amalrik. Du moins jusqu'au jour où il l'avait humiliée devant ses hommes comme si elle n'était qu'une moins que rien. Elle n'allait pas s'empêcher d'être amical avec le continental sous prétexte que cela ne convenait pas à son blessé – même si elle n'en comprenait pas la raison.

Pinçant des lèvres, la blonde se força donc à rester aussi sérieuse que possible et à ne pas en profiter pour lui faire un peu plus mal que prévu – pourtant il l'aurait mérité le bougre ! Pourquoi les choses devaient toujours être aussi compliquées ? Ses joues rosirent un peu le coup de l'agacement, mais elle s'efforça de conserver sa neutralité, ne serait-ce que pour rabattre le caquet de ces envahisseurs. Heureusement que Logan était là ! Lorsqu'elle repensait à la gentillesse désintéressée qu'il avait eue à son égard, elle se disait que tout n'était pas perdu.

Pestant intérieurement, elle fut aussi surprise que les autres en entendant la voix de l'autre blessé s'élever au milieu de ce remue-ménage et elle lui jeta un rapide coup d’œil tandis qu'Amalrik ne pouvait pas s'empêcher de beugler comme une vache en train de mettre bas. Fronçant les sourcils, la jeune femme le gratifia d'une tape sur l'épaule – un endroit intact – avant de le sermonner sans se soucier de l'humilier ou non. Ils seraient à égalité au moins.

« Amalrik, cesse de beugler comme ça, tu vas faire sauter tes fils et je pourrai recommencer. »

Elle soupira d'un air désabusé avant de lever les yeux vers Logan comme celui-ci lui proposa quelque chose d'inattendu. La langue et le sang ? Pourquoi pas ! Habituellement, les guenaudes n'avaient pas de poison et un antidote au sens premier du terme était donc inutile, mais il restait possible de confectionner quelque chose qui pourrait neutraliser les microbes qu'elle n'avait pas manqué de leur transmettre. Un sourire ourla les lèvres de la blonde.

« Tu as prélevé sa langue ? Voilà un réflexe plutôt inattendu de la part d'une personne qui n'a pas de formation en alchimie. Je devrais peut-être songer à te recruter comme élève. » Le ton était amusé, mais elle reprit rapidement son sérieux. « C'est un élément alchimique relativement recherché tu sais, ça vaux cher. » Autrement dit, il gagnerait plus en la vendant ! « Cela dit, sa langue a des microbes, si je peux en prélever un petit morceau, ça pourrait m'aider à préparer une potion de soin plus adaptée à leurs infections. »

Elle essayait de leur expliquer la situation, mais n'était pas vraiment certaine que les choses soient claires. Bah, de toute manière ça n'avait pas d'importance, ils étaient ici pour recevoir des soins et non pour apprendre comment devenir alchimistes ! Sans perdre davantage de temps, la jeune femme chercha donc un linge et de l'eau propre avant de revenir vers Amalrik pour essuyer les points de suture qu'elle venait de faire avant d'attraper un bol qu'elle avait préparé juste avant.

« Bois ça, ça t'endormira un peu, mais tu resteras conscient. C'est pour atténuer la douleur le temps que tes blessures soient moins sensibles. »

Elle esquissa le geste de l'aider à se redresser et à lui maintenir la tête, mais se ravisa finalement. Elle n'avait pas envie de se montrer plus gentille qu'elle ne le devait et même si cela l'énervait autant que ça la chagrinait, Sigrid préféra laisser Logan s'en charger. Tendant le bol au jeune homme, elle lui servit une excuse.

« Je dois m'occuper de notre autre blessé, tu veux bien l'aider s'il te plaît ? »

Une chance qu'il ne soit pas le seul dans un état aussi pitoyable ! Se rapprochant du miraculeux, la jeune femme commença par vérifier son état en jetant un coup à ses yeux et en vérifiant sa respiration. Elle n'était pas soigneuse professionnelle et confectionnait plus de potions qu'elle ne faisait de consultations, mais disons qu'elle se débrouillait tout de même dans ce domaine ! Prenant soin à ne pas lui faire mal, Sigrid se montra aussi douce que possible en lui glissant quelques mots rassurants.

« Si vous avez survécu à cette guenaude, ce n'est pas pour mourir sur ma table, n'est-ce pas ? On va bien s'occuper de vous, ne vous inquiétez pas. »

Alors qu'elle retombait dans le silence, la jeune femme releva les yeux vers Logan et Amalrik. Elle était surprise de les voir ensemble, ils ne se ressemblaient pas et elle n'aurait pas imaginé qu'ils puissent devenir amis. Réflexion qu'elle ne se gêna pas de faire à voix haute :

« Alors comme ça, vous êtes amis ? Venant de quelqu'un d'aussi à cheval sur les traditions, je suis étonnée, Amalrik. J'aurais pensé qu'un continental ne trouverait pas grâce à tes yeux. »

Un reproche voilé ? À peine !
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Message posté : Jeu 7 Juin 2018 - 22:57 Message
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Amalrik
Un cadeau ? Dans sa jalousie, Amalrik oublia qu’il s’agissait d’un cadeau des moins élégants... Après tout, quel prince charmant voyait-on offrir une fiole de sang de guenaude à sa dulcinée ? Mais le geste semblait bien trop familier et affectueux aux yeux d’un homme aussi possessif que le capitaine. Il n’était pas du genre à lâcher prise sur ce qu’il considérait lui appartenir - même s’il s’agissait de l’affection imaginaire d’une demoiselle sur laquelle il avait posé les yeux il y a des années de cela. Ses interlocuteurs parlaient avec tant d’aise et de familiarité qu’Amalrik ne put s’empêcher de se sentir exclu, et il n’aimait pas être exclu. En plus de cela, les taquineries et reproches dont il était la cible ne faisaient que jeter de l’huile sur le feu qui commençait à allumer l’aigreur du Snákrson.
Il accepta donc le bol que Sigrid avait donné à Logan tout en affichant une profonde moue, puis l’engloutit à grosses gorgées. Le liquide était à la fois sucré et amer. Amalrik faillit s’étouffer sur la dernière bouchée, puis s’essuya les éclaboussures d’un revers de main. Il fut étonné de sentir les effets de la concoction de façon plutôt immédiate. Sa tête se dépouilla soudainement de tout son poids et ses yeux avaient du mal à rester au point. La sensation n’était pas désagréable, après tout, la douleur se dissipait lentement. C’était un peu comme être dans le brouillard, tout en restant éveillé. Amalrik se surprit à avoir regardé fixement le fond de son bol quand Sigrid s’enquit de son amitié avec son cher Logan.
« À cheval sur les traditions ? C’est toi qui est à cheval sur... »
Il s’arrêta réalisant que ce qu’il allait dire ne saurait être plus faux. Sa langue était pâteuse. Il sentait ses réflexes se ralentir et sa lucidité l’abandonner.
« Je ne me fier jamais aux apparences et sais voir la valeur d’un homme sans que mon jugement soit affecté par des préjugés... faux : Amalrik était toujours le premier à être obnubilé, surtout quelqu’un d’aussi beau et charmant que Logan ! Hein ? il détourna soudainement son attention vers l’intéressé, Comment se fait-il que tu ne sois pas père de famille avec une telle bouille ? Tu te gardes pour quelqu’un en particulier ? »
Le Snákrson adressa un clin d’oeil maladroit au jeune Gamallien, plus pour le mettre mal à l’aise que pour lui inculquer une quelconque fierté. Amalrik savait être cruel, et cruel il sera ! Rien ne pouvait l’arrêter quand il se lançait dans ses tirades antipathiques, surtout s’il était sous l’influence d’une quelconque drogue... Tel un enfant, il se sentait trahi ; trahi que Sigrid préférait Logan et que Logan préférait Sigrid.
« Tu sais, si jamais tu comptes te trouver un mari, j’ai une place de libre parmi mes femmes écumes... une seule femme-écume en vérité, mais Sigrid n’avait pas besoin de le savoir, Ou je peux aussi en discuter avec ton père. Je ne pense pas qu’il serait trop opposé à l’idée que sa fille porte le nom du capitaine de la Mort Chantante. »
Un démon semblait s’être emparé de la bouche du Snákrson. Son état n’aidait pas les choses : la fatigue et la certitude de ne pas être sorti son affrontement avec la guenaude indemne, n’avaient fait qu’accroitre son énervement. Evidemment, Amalrik manquait d’introspection pour réaliser que sa mauvaise humeur lui avait délié la langue de façon à ce qu’il laisse échapper un déluge d’offenses. En effet, le capitaine ne fit que se féliciter en silence, criant Vengeance ! sans réaliser qu’il n’était pas à la recherche d’une quelconque rétribution, mais simplement en quête de satisfaire sa cruelle envie de blesser la jeune herboriste.
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Blessure, Morsure et Meurtrissure

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